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a création d’une bibliographie du Bassin d’Arcachon est une œuvre collective originale. Cette région a généré depuis longtemps une littérature aujourd’hui pléthorique qui touche à tous les genres et dont la production tend à s’accélérer. Personne jusqu’alors ne s’est attaché à la répertorier le plus complètement possible.

Chacun d’entre vous est donc invité à participer à cette aventure.
Comme rédacteur occasionnel, simplement pour les quelques livres "coup de cœur" qu’il souhaite y voir figurer à sa manière en espérant qu’un autre ne l’aura pas fait avant lui.
Comme rédacteur plus assidu, impatient de voir l’ensemble prendre de l’ampleur.

Chacun apporte sa pierre, ou plutôt ses livres, comme il l’entend selon son inspiration et son style, pour que l’ensemble soit le plus diversifié possible. La diversité étant l’une des qualités premières d’une œuvre collective.

Seule une exigence de rigueur est demandée dans la collation du nom de l’auteur, du titre, de l’éditeur, de l’année d’édition puisque cette base a vocation à devenir un outil de travail pour les chercheurs ou les simples curieux.

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Les auteurs et leurs livres
(Il y a 219 livres dans la base)
du Boisgobey Fortuné
Titre du livre : Le chalet des Pervenches
Editeur : Plon-Nourrit & Cie
Date de parution : 1920
Ville de parution : Paris
Nombre de pages : 246
Publié in La France, sous le titre « Le Secret de la Cadichonne », du mercredi 5 octobre au vendredi 9 décembre 1887.
Première édition sous le titre « Le Chalet des Pervenches » chez Plon en 1888.

L’intrigue de ce roman policier, genre dont l’auteur est à la fois un précurseur et un prolifique spécialiste, se déroule en grande partie à Arcachon, et plus particulièrement autour de ce chalet des Pervenches qui ressemble beaucoup à la villa Molière aujourd’hui devenue La Bretagne :
« Elle était construite sur le modèle du chalet Pereire, le plus vaste et le plus beau de tous ceux qui bordent la plage ; une maison de bois et de briques, agrémentée de balcons ouvragés, entourés de galeries extérieures et percée d’une multitude de portes et fenêtres. »

La maison est louée par le Marquis de Briouze dont la seconde épouse, née Dolorès de Barancos, riche andalouse au tempérament de feu collectionne les amants. Elle en attire un, nuitamment, dans un guet-apens devant sa villa pour le tuer parce qu’elle n’en a plus l’usage, faisant de cette paisible villa une véritable tour de Nesle.
Le héros, Aurélien Biscaros, est pressenti par cette redoutable Messaline pour occuper la charge ainsi libérée.
Mais celui-ci décline l’offre à plusieurs reprises étant secrètement amoureux de Nicole de Briouze, belle-fille de la Marquise. S’en suit une série de péripéties mettant en relief la noirceur d'âme de la Marquise aidée dans ses projets morbides par l'un de ses anciens amants ayant survécu à sa disgrâce, Fernand de Saint-Osvin.
Pour faire place nette autour d’elle, la redoutable Marquise traite sa belle-fille à l’arsenic et oblige son barbon de mari à des devoirs conjugaux répétés qui épuisent petit à petit sa santé.
Mais la soubrette de Nicole de Briouze, Bernadette dite La Cadichonne, (l’auteur précise que la cadichonne est la grisette de Bordeaux) veille et fait échouer tous ces complots obligeant même la Marquise au suicide.
Le roman se termine sur un duel épique et truqué, au fusil, dans le brouillard d’un petit matin d’automne, entre Aurélien Biscaros et Fernand de Saint Osvin, sur les crassats de l’Ile aux Oiseaux que la marée a découvert.
Comme dans un véritable western, ce que l’auteur ne manque pas de signaler.
Malgré toute la rouerie de l’amant délaissé et sa tricherie, la providence protège le héros en précipitant le méchant dans un trou de vase où bientôt il s’engloutit tout entier.
Le climat d’Arcachon bien que réputé ne sera cependant pas suffisant pour guérir de son épuisement le Marquis à nouveau veuf, ce qui permettra à Nicole d’épouser Aurélien malgré sa roture.

La connaissance tant de la région que des mœurs et du langage des autochtones laisse penser que Fortuné du Boisgobey a séjourné longuement à Arcachon, et de nombreux détails qu’il y était descendu au Grand Hôtel.

Ce roman est bien écrit par quelqu’un d’expérience mais l’ambiance qui s’en dégage faite de longueurs donne l’impression que plus que des ressorts de l’intrigue ou du caractère des personnages, l’auteur se préoccupe avant tout… du nombre de lignes produites.
On trouvera dans ses papiers que ce roman faisait 14 124 lignes qui lui avaient été payées 4 943,40 francs par le journal La France.
12 07 2005 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand
 

Le château Deganne

Le château Deganne vers 1870. Photo de I. Chalot


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